Catégorie : Projets : Scène

Projets

à la surface du monde

Voix : Éric Arlix
Guitare : Serge Teyssot-Gay
Sons additionnels : Éric Arlix & Milosh Luczynski & Serge Teyssot-Gay
Création d’espaces, vidéos lumière : Milosh Luczynski
Genre : Chanson, électro-rock, musique expérimentale, spectacle immersif, concert visuel.

Résidence 1 – janvier 2023 – Rendu 1
Résidence 2 – avril 2023 – Rendu 2
Album 1 sortie juin 2023
Tournée à partir de septembre 2023

le monde à bout de souffle, le monde avec trop d’histoires
une représentation, une chronique du monde
des récits pathétiques ou bienveillants
des vues plongeantes et immersives
se raconter des derniers instants
voir ce qui n’est pas formulé
saisir nos derniers souffles
à la surface du monde
les éléments se déchaînent
notre nouveau biotope numérique
ces datas que nous voulons quitter
se tenir toujours droit la tête hors de l’eau
ne jamais se faire piétiner, nulle part
grimper, regrimper, ré-apprendre à grimper
s’élever et voir plus, voir par ailleurs, voir faute de quoi
certains bravent encore les standards en cours
contournent, bifurquent, disparaissent des radars
iels sont là, nous aussi,
à la surface du monde.

Projets

HYPOGÉ

HYPOGÉ est le nom du trio composé par Éric Arlix (écrivain), Serge Teyssot-Gay (guitariste), Christian Vialard (musicien électronique). HYPOGÉ est une forme scénique modulable et inédite à chaque concert composée autour des textes (récents et à venir) d’Éric Arlix. HYPOGÉ est un projet inédit à chaque représentation (mise en scène, choix des textes, musiques). hypogé est un projet scénique, musical, littéraire, et de recherche.

Prochaines dates HYPOGÉ
Centre culturel, Saint-Genis Pouilly (01), le 1er décembre 2022.

TOURNEUR : La Station Service, 9-11 rue de Dinan 35000 Rennes


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Projets

La tête dans les nuages

Lecture musicale avec Christian Vialard (machines et guitare)

Projet développé en 2019 à la Cave Poésie de Toulouse.
3 représentations à la Cave poésie en 2019/2020, 1 représentation à la Maison Nougaro en octobre 2021.

Extrait :

Les buildings poussent de nouveau
Les ours polaires disparaissent.
Les sociétés du savoir se développent.
Le savoir disparaît.
La biopolitique est effective.
La politique disparaît.
La désindividuation croît.
L’individu disparaît.
C’est un moment-clé.
Les clés disparaissent.
Les puces sous-cutanées apparaissent.
L’insauvable apparaît.
L’oxymore de la révolution conservatrice apparaît.
La révolution disparaît.
Les bidonvilles croissent.
Les cerveaux décroissent.
Les corps grossissent.
C’est un moment-clé.
Les clés disparaissent.
L’économie siège de l’information-marchandise se répand la tête dans les nuages pour accroîtrent la pénétration des corps et des cerveaux alors que les ours polaires disparaissent et que les bidonvilles croissent.
L’autonomie décroît.
L’émancipation disparaît.
Les cerveaux sont disponibles.
Les cerveaux disparaissent.
La westernisation du monde croît.
La démocratie post-totalitaire siège de la westernisation du monde s’élève la tête dans la biopolitique pour accélérer la maîtrise des désirs des cerveaux non autonomes non émancipés mais super disponibles dont les clés ont disparu comme ces cons d’ours polaires, de pétrels des neiges et de baleines bleues.
C’est un moment clé.
La tête dans les nuages.
Un moment clé.
La verticalité du capitalisme réapparaît.
La verticalité est indestructible.
La hiérarchie s’amplifie.
Le capitalisme fructifie.
La bêtise est légalisée, normalisée, elle est cette force dramatique du monde, elle est ce moment clé, la tête dans les nuages, les cerveaux disponibles pilotés par la biopolitique qui croît.
L’intelligence se volatilise.
Le crétinisme croît.
La cheptélisation fait son lard.
Le loup de Sibérie disparaît.
Le capitalisme exagère.
C’est un moment-clé.


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Projets

Bifurcations#5

Festival littéraire, Nouveau Théâtre, Nantes, décembre 2019.
Sur une proposition d’Yves Arcaix je programme le festival littéraire Bifurcation pour sa cinquième édition.


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Invites sismiques

En compagnie d’un béluga et d’un champignon, nous observons des Invites Sismiques. Des histoires aux frontières perméables, des secousses peu perçues, des adresses en suspension, dans les bouleversements et la westernisation du monde.

Texte, mise en scène : Éric Arlix & Florence Jou
Musique : Éric Arlix
Durée : 40 mn

Performance réalisée en décembre 2019 à Nantes, festival Bifurcation#5 et à Toulouse à La cave Po’ en janvier 2020.

Extrait

Une tempête de signes,
une manifestation sonore se lève et s’amplifie,
enregistrée par les océanologues devant leurs sondeurs ultra-sonores,
leurs radars HF surfaces-océans,
leurs Lidars CE 370,
leurs scanners de tomodensitométrie et hydrophones,
émettent des données étranges, contradictoires, amplifiées,
que leurs licences ou masters, ne peuvent pas toujours expliquer.

Des sons sous-marins se mettent à percussionner, réverbérer, fendre mer et air,
un d’entre eux est enregistré pour la première fois, par la NOAA, aux alentours du point Némo, le point de l’océan, le plus éloigné de toute terre émergée, le bloop de sous les mers.

De multiples bloops des océans,
craquements des icebergs,
cryoséismes,
chants à 52 hertz des baleines bleues,
émissions de gaz des membranes des céphalopodes,
battements accélérés des tentacules du cthulhu, animal à tête de seiche,
respirations cloacales des concombres de mers et des échinodermes,
vocalises des rorquals de l’antarctique,
mouvements des nageoires des anthias et des labres,
écholocations des épaulards.

Moby a sûrement créé un sonderweg (un chemin particulier) pour le mouvement écologiste allemand, à l’avant-garde européenne dans les années 1970. Aujourd’hui le bateau « Moby Dick » de la compagnie fluviale de Bonn, raconte à ses passagers le fabuleux voyage de Moby. Une bien belle histoire qui fait sourire les croisiéristes moins les bélugas, encore moins les écologistes qui ne voient pas grand-chose arriver, mis à part une mutation de l’écologie vers le capitalisme vert.

Une tempête de signes,
De multiples bloops des océans,
craquements des icebergs,
cryoséismes,
chants à 52 hertz des baleines bleues,

Moby est un lanceur d’alerte. Un lanceur d’alerte est toute personne ou non-humain, ou groupe ou institution qui, ayant connaissance d’un danger, adresse un signal fort et enclenche un processus de révélation médiatique, de prise de conscience et de mobilisation collective. Le lanceur d’alerte a de grandes chances de finir en prison ou traumatisé car le bien commun n’est pas très commun et l’intérêt général peu privilégié par les forces économiques en charge du fonctionnement des sociétés. Les lanceurs d’alertes bénéficient néanmoins d’une large popularité et de reconnaissances sans conséquence de la part d’individus trop pré-occupés pour devenir à leur tour les héros d’un monde qui ne va pas bien. Les individus et les forces économiques trop occupés à devenir les héros quotidiens d’un monde qui va bien tendent à ignorer ou éliminer (médiatiquement) les lanceurs d’alertes. Le lanceur d’alerte peut être invisible et son adresse se perd alors dans la nature, une adresse fantôme, en suspension.


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Projets

Taipei101

Séjour à Taipei pour une création sonore et littéraire avec le musicien et éditeur Jérôme Schmidt.
Visite guidée et interview avant ouverture (décembre 2004) de la tour Taipei 101.

L’année suivante concert Taipei101 au Musée d’art contemporain de Chicago et au Festival électro de Tollmin (Slovénie).


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